Hotel Jugel
À propos de ce lieu
Niché derrière des arbres envahis par la végétation, au-dessus d’un petit mur de soutènement en pierre, l’Hotel Jugel à colombages dévoile sa tour sombre à toiture abrupte et sa flèche depuis une route asphaltée bordée de lignes blanches, d’un panneau jaune de demi-tour et d’un ciel partiellement nuageux. À l’intérieur, l’abandon est total : peinture et plâtre écaillés, briques apparentes aux embrasures de portes, sols jonchés de débris, et une chaise solitaire à cadre métallique noir entourée de lattes de bois éparpillées et de plâtre brisé, avec des murs couverts de graffitis près des fenêtres qui donnent encore sur des arbres verts. Une rangée de chariots de course à poignées orange gît à l’abandon sur un sol ruiné, tandis que les cages d’escalier sont poussiéreuses et s’effritent, avec des balustrades peintes en marron qui s’écaillent, des mains courantes rouillées, des embrasures sombres et une ouverture effondrée au-dessus laissant apparaître des poutres en bois. Dans la plus haute pièce en ruine, des sections de plancher effondrées et des poutres fendues s’empilent sous des fenêtres cintrées et rectangulaires, la lumière du jour pénétrant par une brèche lumineuse dans le plafond partiellement effondré et des arbres verts visibles à travers des cadres brisés.
